Botswana border

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Le week-end dernier, on a loué une voiture avec 3 amies pour aller faire un petit road-trip au Botswana. Une équipe internationale composée d’une sénégalaise, d’une néerlandaise, d’une colombienne et d’une française – ça a son importance pour la suite. Ca ne s’est pas tout à fait passé comme prévu… Mais ça aura servi à retenir une leçon !

Après avoir bataillé pour récupérer la voiture de location, on a pris le volant en direction de Gaborone, la capitale du Botswana située juste à la frontière avec l’Afrique du Sud. On nous avait informées que la frontière fermait à minuit et que la route depuis Johannesburg prenait environ 3h30-4h. Mais même en partant en retard, vers 19h, nous devions être en mesure de le faire. On plaisantait même sur le fait qu’au pire, on dormirait à la frontière en attendant qu’ils la rouvrent vers 6h (Ah. Ah. Ah.).

Sur la route, le GPS a décidé de nous faire passer par une charmante route de campagne, j’ai nommé une splendide piste de terre défoncée. De 30km de long. Autant dire qu’en oscillant entre les 25 km/h et quelques pointes à 60km/h dans les rares moments où la piste s’améliorait, on a perdu environ une heure ici.

Nous avons finalement atteint la frontière à… 23h55. Joie dans nos cœurs ! Le premier contrôle pour sortir de l’Afrique du Sud et le check de la voiture se passent rapidement. Côté Botswana, je fais tamponner mon passeport, les filles aussi. Enfin presque, car il semble que celui de Melissa, notre amie colombienne, pose quelques soucis. Nous ne sommes pas trop inquiètes, car on a vérifié 10 fois avant de partir que toutes les démarches se faisaient à la frontière. Ca va surement juste prendre un peu plus de temps.

Mais en réalité…

« Vous êtes colombienne ?

– Oui.

– Vous avez fait une demande de visa ?

– Non, sur votre site internet ils disent que toutes les démarches sont à effectuer à la frontière.

– Non vous auriez du faire une demande de visa deux semaines en avance. »

On y croit pas trop, on tente de négocier, on argumente, mais il faut croire que nos talents persuasifs sont bien faibles car le garde-frontière est intraitable. Il est désormais minuit et demi et nous n’avons pas de solution.

« De toutes façons maintenant la frontière est fermée des deux côtés. Alors vous allez devoir dormir dans votre voiture, et demain vous déciderez au moment de la réouverture si vous la laissez là ou si vous rentrez avec elle en Afrique du Sud ».

Oui, il a osé suggérer que l’on abandonne Melissa à la frontière. Après un énorme fou rire devant l’absurdité de la situation et une courte et mauvaise nuit dans notre petite voiture, nos passeports ont hérité de sympathiques timbres d’entrée et de sortie apposés à 6h d’intervalle.

passeport stamps botswana sa

De cette mésaventure, on retiendra d’appeler les ambassades avant de partir, et non pas de se contenter des infos de leur site internet. Et malgré ce léger contre temps, Sun City, la réserve du Pillanesberg et Prétoria nous ont servis de plan B en attendant de prendre notre revanche sur les gardes-frontières du Botswana !

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Last week, we rented a car with three friends of mine to go on a road-trip to Botswana. A pretty international team : Senegalese, Dutch, Colombian, and French – it is important for the end of the story. Because it did not exactly go as it was supposed to… But at least it taught us a lesson !

After a long battle with the renting car company, I took the wheel, direction Gaborone, capital of Botswana. It is just next to the South African border. We had been told the gates close at midnight and the road is about 3h30 to 4h long. But even though we left Johannesburg late, around 7pm, it was supposed to be ok. We were even laughing about the hypothesis we would have to sleep at the border, waiting for the guards to open it at 6am the next morning. (Ah. Ah. Ah)

While driving, the GPS indicated a splendid, dirty, unpaved road. 30 km long. Going 25km/h to some amazing peak at 60km/h when the trail was getting better. So we lost about an hour on our schedule.

But finally, we reached the border at… 11:55pm. Just in time ! The first control to get out of South Africa and the car check were quick. On the other side, I got a stamp on my passeport, the girls too. Well, almost, because it seem’s like Melissa’s one, our Colombian friend, is taking time. We’re not really worried, we checked like 10 times before we left that the procedures for visas were to be done at the border. It’s probably only gonna take a little more time.

But actually…

“You’re Colombian ?

– Have you ask for a visa ?

– No, your website says everything is to be done here, at the border.

– No, you should have ask for it two weeks ago.”

We couldn’t really believe it. So we tried to argue, negotiate, but it seems like we’re poorly gifted for this kind of bargaining since the guard remained very firm : Melissa would not be allowed to cross the border. It’s now 12:30am and we have no solution.

“Anyway, now the border is closed on both sides. So you will have to sleep in your car, and tomorrow you can decide when the border open if you let her here or cross back to South Africa with her.”

Yes, he suggested to literally abandon Melissa here. We actually laughed so much of the situation we put ourselves in. After a short night in our car, our passeports ended up with a second stamp to get in South Africa again, just 6 hours after they got the first one.

So, from this interesting experience, we learned that we must always call the embassies before to go on a trip, and not just check their website. Despite the unfortunate situation, we still travelled for three days to Sun City, the Pillanesberg Reserve and Pretoria… before we can take our revenge on Bostwana’s border guards.